Marie Camille Lomon et le 31e BCP

28/11/2008

Une biographie de Marie Camille Lomon rédigée par son fils Maurice et annotée et illustrée par son petit-fils Christophe

 

[Novembre 2008 : La France commémore les quatre-vingt-dix ans de l'armistice de la "Grande Guerre" et je me rends compte que nous avons, à portée de main, des sources premières, vivantes, brûlantes, celles dont les historiens raffolent... Ces sources restaient sous-exploitées alors que la recherche historique est gourmande, gourmande...


Marabout, bouts d'ficelle...

 

Pour rédiger cette "bio", je suis parti d'un simple, mais copieux, 4ème de couverture, écrit par Maurice Lomon, retraçant, dans les grandes lignes, le parcours de son père, qu'il vénérait comme un Saint, Marie Camille Lomon.

 

Ensuite, je suis allé sur de sérieux sites de mise en partage d'informations sur 1914-1918, qui ont une réactivité digne des meilleurs chasseurs. En quelques heures, un compagnon d'armes m'a dégainé deux citations ("militaires", pas littéraires) sur l'officier Lomon...


Marabout, bouts d'ficelle...

Suite à ma visite à Bar-le-Duc le 11 décembre 2008, mon frère, Max Lomon, m'a sorti, de dessous les fagots, un livret que Maurice Lomon, notre père, lui a dédicacé "affectueusement". Il recèle une mine étonnante d'informations sur le parcours militaire de Camille Lomon.  Ce texte manuscrit est incroyablement précis et détaillé. Il nous pose une série de questions de méthodologie : quelles sont les sources ? qui les a exploitées ?

 

Marabouts, bouts d'ficelle...

 

Mars 2011, le dossier militaire, archivé à Vincennes, est désormais consultable!

Je m'y suis rendu pour relever un nombre considérable d'informations précieuses. Ces "mises à jour 2011" sont visibles dans ce site grâce au code couleur bleu.


Marabout, bouts d'ficelle...

Le jeu est sans fin et tant mieux ! C'est une enquête qui s'enrichit d'elle-même. Elle interpelle les plus jeunes générations arrivées après "nous". Celles qui se questionneront et se réjouiront de ne pas trop peiner à trouver des réponses à leurs questions... alors que nous... jouons encore à Marabout, bouts d'ficelle...

Ceci dit : l'humain est fidèle à lui-même. Là où il a des réponses, il veut encore chercher, imaginer, espérer... ]

 

A toutes fins utiles, merci de bien vouloir lire le Guide de lecture de ce blog en suivant ce lien.

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[Silhouette, non datée, de MC L, © ChL]


 

 

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[Les années d'enfance et de formation

 

Fils de Nicolas Eugène Lomon et de Julie Royer, Marie Camille Lomon est né le 16 août 1880, à Autreville sur la Renne. [pour le détail, merci de suivre ce lien]

 


 

Marie Camille Lomon, soldat du rang et sous-officier (1900-1906) [pour le détail, merci de suivre ce lien]


Engagé volontaire pour trois ans et incorporé au 122e Régiment d’Infanterie à Montpellier à compter du 17 octobre 1900. Caporal le 21 avril 1901. Sergent fermier faisant fonction de Sergent major le 20 janvier 1902.

 

 

La forêt ou l’armée ?

 

Vers le mois d’Avril 1902, il reçoit une lettre du Directeur de l’école des Barres l’avisant que les dispenses d’âge pour entrer à cette école avant 25 ans – âge légal – étaient supprimées et que devant cette décision, il avait le choix de rester dans l’armée active jusqu’à la date de son admission à l’école afin d’éviter une interruption des services militaires et forestiers ou d’accepter d’entrer au service de l’administration en qualité d’employé civil dans un bureau d’agent, percevant un salaire journalier misérable…


Ce fut un coup dur, brutal, inattendu pour le jeune sergent, voyant ses projets d’avenir compromis et souffrant de la mesure administrative illégale dans ses effets rétro-actifs qui tuait la vocation impérieuse le poussant vers la Forêt à qui son père et son grand-père avaient consacré leur existence… Il opte pour l’Armée !

Rengagé pour deux ans, avec peine, le 20 août 1903, à compter du 15 octobre suivant, puis engagé pour trois ans à compter du 15 octobre 1905. Sous-officier, ses dispositions naturelles lui ouvrent, quelques années plus tard, les portes de l’Ecole Militaire de Saint-Maixent, le 2 avril 1906, d’où il sort en 1906 avec le grade de sous-lieutenant. Classé 81ème sur 191.

 

Le jeune officier (1907-1914) [pour le détail, merci de suivre ce lien]


Promu Sous-Lieutenant le 1er Avril 1907 [au 79e R.I]. Par décret en date du 25 mars 1909, M. le Sous-Lieutenant Lomon a été promu au grade de Lieutenant, pour prendre rang du 1er avril 1909.

 

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[voir les photos du 79e RI à Nancy sur le site de François Munier]


 

 

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[par le plus grand des hasards, cette caserne est aussi le lieu où j'ai effectué mes "trois jours", dans la seconde moitié des années 80, peu avant que la conscription ne soit définitivement supprimée, sous la Présidence de Jacques Chirac, au profit d'une armée de métier.]

 

 

Affecté au 31e Bataillon de Chasseurs à Pied par Décret Militaire du 9 juillet 1913 à Corcieux.

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L’entrée dans la guerre, sa blessure [pour le détail, merci de suivre ce lien]


 

C’est comme Lieutenant qu’il est détaché avec ses frères d’armes du 31e Bataillon des Chasseurs à Pied le 2 août 1914 sur le Front de l’Ouest.


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[plaque d'identification portée au poignet © ChL]


Blessé le 23 août 1914 au combat de Pexonne, pied droit écrasé par un éclat d’obus, il est évacué.



Il doit quitter le commandement armé pour devenir officier d’Etat-Major, notamment de la VIIIème armée en occupation en Allemagne.


 

L’officier d’État-Major (1915-1918) [ pour le détail, merci de suivre ce lien]


 

Promu Capitaine par décret du 2 juillet 1915 (J.O. du 3 juillet 1915), il est détaché à l’État-Major de l’Armée de Lorraine, Q.G.A. à Saint-Nicolas puis à Tantonville.

Détaché à l’E.M. de la (nouvelle) VIIIe armée, Q.G.A à Tantonville puis à Flavigny-sur-Moselle.

 

 

[L'officier d'État-Major (brassard) © ChL]

 

[Ordre de service N° 4450 -6/11. Le Ministère de la Guerre informe M. Lomon, Capitaine au 31e BCP qu'il est détaché à l'État-Major du détachement d'Armée de Lorraine (Section du Courrier)... M. le Capitaine Lomon se rendra à son poste, dans le plus bref délai possible, par la gare régulatrice de Gray. Cette lettre lui servira de titre dans l'exercice de ses fonctions. Paris, le 10 juillet 1916].


Évacué sur l’hôpital d’armée n° 1 à Saint-Nicolas-de-Port (peste) le 13 octobre 1918.

 

Sorti le 30 octobre et parti à cette date en convalescence à Goncourt, qu’il quitte le 11 novembre 1918 (armistice) pour rejoindre en toute hâte l’EMA VIII qui se porte sur le Rhin avec ses grandes unités, par Saverne (du 18 au 23 novembre) et Haguenau (du 24 novembre au 1er décembre 1918).


 

L’Officier d’État-Major en Allemagne occupée (1918-1922), [pour le détail, merci de suivre ce lien]

En occupation en Rhénanie (Palatinat) à compter du 2 décembre 1918, Q.G.A Landau.

Détaché de l’EMA à Spire, siège du gouvernement provincial bavarois, en qualité de Chef de ravitaillement des populations civiles du Palatinat à compter du 13 mars 1919.


Affecté à l’EM de l’armée du Rhin, 4ème Bureau, le 12 octobre 1919 et maintenu dans ses fonctions à Spire.


 

Rappelé à l’EM A.F.R. 4ème Bureau Ravitaillement puis mobilisation, le 20 mai 1920 à Mayence.


 

Il se marie à Harréville-les-Chanteurs, le 6 août 1921, avec Lucie Drouot. [pour le détail, merci de suivre ce lien]


 

 

Présenté le 13 janvier 1922 devant la Commission spéciale de Réforme, siégeant à Strasbourg, qui propose au Ministre son maintien à l’activité, son classement au nombre des inaptes à l’infanterie, avec une pension définitive au taux de … 20% !


 

Affecté à l’EM de l’infanterie par D.M. du 29 avril 1920 et maintenu à l’EM de l’armée du Rhin, en continuant à porter son uniforme de Chasseur à pied du 31ème Bataillon.


Retour en Lorraine, les années spinaliennes : 1922- 1934 [pour le détail, merci de suivre ce lien]

 

Par suite de la relève des officiers de l’EM A.F.R prescrite par le Maréchal Pétain, il est détaché à l’EM de la 11ème Division d’Infanterie à Epinal, à compter du 3 mars 1922 et maintenu sur place pour assurer la liquidation de cette Division appelée à occuper la Ruhr.


 

Affecté au 149e R.I. à Epinal par D.M. du 8 décembre 1922.


 

Affecté provisoirement au 27e Régiment de Tirailleurs Algériens à Epinal à compter du 15 novembre 1923 et détaché en qualité de Directeur du Centre de Préparation Militaire supérieure et d’Instruction des Officiers de Réserve du Département des Vosges, créé à Epinal, moins l’arrondissement de Neufchâteau.


 

 

Affecté au 17e Régiment des Tirailleurs Algériens et maintenu dans son emploi par D.M. du 21 novembre 1928.


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Promu Chef de Bataillon par Décret du 21 décembre 1929 et maintenu à l’EMPI, service de la P.M.S. et de l’I.O.R. de la 20ème Région.


 

 

 

Affecté au 21e Régiment des Tirailleurs Algériens. [Le Régiment de Marche de Tirailleurs Algériens est créé en 1918 et renommé en 1920.]

 


 

 

La Retraite de Lorraine : entre Épinal et Harréville-les-Chanteurs (1927-1940) [pour le détail, merci de suivre ce lien]

 

 

Admis à la retraite sur sa demande (forcée) par application de l’article 146 de la Loi du 31 mai 1927 sur le dégagement des cadres, mettant à la porte les blessés inaptes à un commandement actif, à compter du 16 novembre 1933 et promu à cette date Chef de Bataillon de réserve.

 

Se retire à Épinal, 15 rue de Nancy puis à Neufchâteau, 21 rue Neuve, le 20 octobre 1934.


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Rappelé à l’activité par convocation des réservistes, fascicule 2 et rejoint Epinal le 25 septembre 1938. EM de la Place d’où il est détaché, le 30 septembre 1938 pour aller rétablir une situation difficile et dramatique du Centre de Mobilisation de Pouxeux.


 

Libéré le 11 octobre 1938.

 

Rappelé à la mobilisation générale du 2 septembre 1939 et prend le même jour à Nancy les fonctions d’adjoint au Directeur des Services de la Préparation Militaire élémentaire et supérieure, de l’éducation physique de la 20ème région.


 

Affecté au contrôle des affectés spéciaux, pour récupérer les embusqués, en qualité de Président de la commission départementale de contrôle pour le Meurthe-et-Moselle à compter du 16 février 1940.

Évacué sur l’hôpital militaire Sédillot à Nancy le 24 février 1940, sorti le 12 mars 1940 et part en convalescence un mois à Neufchâteau.

Évacué sur l’hôpital complémentaire du Collège de Garçons de Neufchâteau.


 

Entré le 12 et sorti le 24 avril 1940. Présenté devant la commission de Réforme d’Epinal le 30 avril 1940 et proposé pour la mise en non-activité pour informités temporaires (!) décision que le Ministre de la Guerre n’a pu rendre et n’a jamais été notifiée…


 

Devant l’avance allemande, et se considérant comme toujours en activité, il quitte Harréville avec sa famille pour gagner un abri et ne pas tomber aux mains de l’ennemi, mais ne peut franchir la Marne devant Langres, séjourne à Montigny-le-Roi et peut enfin regagner son domicile après 17 jours de vie aventureuse et combien attristante.

 

Quelques jours après, il trouve son appartement gravement détérioré par les effets de deux bombes éclatées à peu de distance et… mis à sac.

 

De ce fait, il a fallu s’installer définitivement à Harréville, récupérer le mobilier en perdition à Neufchâteau, subir les misères, les privations et les laideurs de l’occupation et de la libération, puis prendre sa bonne part des soufffrances, déceptions et lourdes charges d’un peuple ruiné, aveuglé, démoralisé par de farouches luttes partisannes et se livrant à des expériences politiques et économiques désastreuses…


 

L’heure de la retraite


 

 

A la retraite, Camille Lomon ne reste pas inactif pour autant et dirige le comité d’assistance aux prisonniers de guerre – “…ces soldats qui se battent encore…” et dont il s’occupe avec soin et un zèle reconnus et appréciés de tous.


 

Parallèlement à ces occupations officielles, il franchit de nombreuses fois la porte de la Mairie où le Secrétaire (presque perpétuel) et les Maires successifs lui ont toujours réservé le meilleur accueil pour faciliter sa recherche permanente des éléments qui lui ont permis de réconstituer le passé de son village. [Maurice Lomon fait ici allusion à la monographie écrite par Camille Lomon et que ses deux enfants publièrent à titre posthume : Poussières du passé. Harréville-les-Chanteurs et le Prieuré Saint-Calixte. Imprimerie Christmann - Essey-lès-Nancy, 2001.]


 

Nommé Président du Comité cantonal du Souvenir Français de Bourmont, il lance le projet d’un monument à la mémoire des héroïques tirailleurs du  12e RTS [Régiment des Tirailleurs Sénégalais] tués au combat. Il sera  inauguré le 6 juillet 1958 avec tout le recueillement et la solennité voulus.


 

Au cours d’une ultime balade dans les rues familières de ce village d’Harréville qu’il a véritablement aimé, Camille Lomon est terrassé par une crise cardiaque au cœur du pays : il vient de terminer son histoire à lui…


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C’était le 16 septembre 1960.

 

27/03/2011

1926, une année tournante ? (1926-1929)

[1926, une année tournante dans la vie de Marie Camille Lomon : que se passe-t-il ? L'officier faisant l'admiration de ses supérieurs entre 1914 et 1925, recevant des notations invariablement élogieuses, semble, tout à coup, être en délicatesse avec une partie de sa hiérarchie. Une faute grave, comme on le décrirait dans le monde professionnel contemporain ? Non. Rien dans son dossier ne mentionne de problème majeur ni de scandale plus grave encore. Aucune condamnation mentionnée, aucune participation à une affaire relevée. Toutes les appréciations restent unanimes sur la haute tenue morale de cet officier. Alors, pourquoi trouve-t-on chez cet officier exemplaire la marque d'une lassitude et chez ses supérieurs des appréciations plus restrictives ? Un seul différend avec un supérieur aurait-il suffi à porter une ombre très légère sur un parcours militaire sans accroc ? L'enquête est ardue car les dossiers militaires sont très formalisés et ne laissent que peu de place à la fantaisie littéraire. Laissons parler les faits et faisons parallèlement valoir quelques hypothèses.

1. Quelques indices se font jour sur le préjudice d'une blessure handicapante, préjudice subi dès août 1914 et qui pèsera lourdement sur la carrière de l'officier Lomon.

Une mention sèche de 1926 semble pénaliser le Capitaine Lomon : "rend d’excellents services à la PMS et obtient de très bons résultats. N’a pas de temps de commandement. [C'est nous qui soulignons]. Le colonel cdt le 17e RTA. Signature illisible”.

Comme pour rattraper la rudesse de l’affirmation, la notation de l’année suivante est plus déliée : “Le Capitaine Lomon, toujours employé à la Préparation Militaire Supérieure, est toujours inapte au service de l’infanterie. Le non-accomplissement du temps de commandement dans son grade est et reste imputable aux conséquences d’une blessure de guerre qui a brisé, sans compensation, la carrière qu’il était en droit d’espérer [C'est nous qui soulignons]. Signé Meulle-Desjardins [cdt du 27e RTA]

2. Au travers de la notation de se supérieurs, évoquant toujours les immenses services rendus par l’officier Lomon dans son double rôle d’instructeur et d’organisateur mais qui semblent aussi, très diplomatiquement, ne plus lui voir d’avenir dans l’armée d’active ni de promotion raisonnable. 1928 “Le Capitaine Lomon continue à être employé à la PMS. Toujours inapte au service de l’Infanterie par suite de sa blessure de guerre, cet officier n’a pas accompli son temps de commandement sous le grade de capitaine. [C'est nous qui soulignons]. 2 octobre 1928. Signature illisible”

Ils sont aussi conscients que cet officier ne prend plus de galon pour la même raison : “1929. Très ancien de grade, le Capitaine Lomon sera nommé à l’ancienneté [C'est nous qui soulignons] Chef de bataillon dans le courant de l’année 1930.”

Il est intéressant de relever qu’entre la première proposition au grade de Chef de Bataillon et l’obtention de ce grade, il se passera .. longues années.

3. Marie Camille Lomon fait valoir ses droits à la retraite sur les deux articles 145 et 146. Or, seul l’article 146 sera retenu en dernière instance.

On trouve ainsi dans le récapitulatif livré par son fils Maurice la mention suivante : “Admis à la retraite sur sa demande (forcée) par application de l’article 146 de la Loi du 31 mai 1927 sur le dégagement des cadres, mettant à la porte les blessés inaptes à un commandement actif, à compter du 16 novembre 1933 et promu à cette date Chef de Bataillon de réserve.”]

Guide de lecture

Filed under: Écrits — chrislomon @ 10:26

[Écrire ce blog historique sur Marie Camille Lomon est faire œuvre de philologie. Il s'agit donc de respecter les sources, les manuscrits et le travail patient et ingrat des auteurs. Afin de maintenir intact la trace de différents textes et leur stratification, j'ai choisi la méthode suivante :

Sauf indication contraire, les textes en italique sont de la main de Maurice Lomon († 2006) et doivent être cités comme tels, selon les règles en vigueur.

Les textes entre [ ] et les textes écrits en bleu (tirés du Dossier Militaire que j’ai consulté les 26 & 28 mars 2011) sont le fruit de Christophe Lomon et sont protégés au titre de la propriété intellectuelle. Leur exploitation est soumise à autorisation préalable.

Certains crédits photographiques sont encore à préciser, et à ce titre, ne peuvent être utilisés ou publiés en l’état sans vérification ni autorisation préalables. Les photographies marquées “© ChL” sont propriété de Christophe Lomon. Leur utilisation est soumise à autorisation préalable.

Le Dossier Militaire de Marie Camille Lomon est en dépôt à Vincennes, au Service Historique de la Défense qui est le centre d’archives du Ministère de la Défense.

[Salle de lecture Louis XIV © ChL]

Numéro de cote du dossier GR 8 YE 39134

[© ChL]

Numéro de Dossier 39134, Ouvert en 1941]

26/03/2011

Envisager l’homme privé

Filed under: Envisager l'homme privé — chrislomon @ 11:58

[Reconstituer le portrait d'un homme que l'on n'a jamais croisé est une tâche malaisée. On le sait depuis le début du 20ème siècle quand théologiens et historiens se sont lancés, avec une rigueur toute scientifique, sur les traces du Jésus historique. Nous n'avons plus de témoins directs depuis 2008 et ces derniers admirateurs avaient respectivement 30 et 38 ans lors du décès de Marie Camille Lomon. Fort heureusement, son fils Maurice lui portait une admiration sans bornes et s'est attaché à préserver le maximum de documents. Alors que nous montre cette mosaïque une fois les tesselles ré-assemblées ?

Par son éducation et son parcours, Marie Camille Lomon est un homme provincial du 19 ème siècle. Modeste, par ses origines. Réservé et besogneux de tempérament, comme le souligne les notations qu'il reçoit de ses supérieurs.]

- fils d’un garde forestier, il se destine lui-même aux Eaux et Forêts dans le Sud de la Haute-Marne, ces Vosges de la plaine et cette Lorraine des thermes romains.

- Nous avons plusieurs portraits de lui, souvent en uniforme(s) :

le jeune homme de moins de 25 ans :

- Son “Livret Matricule d’Officier” le décrit ainsi en avril 1907 [il a donc 27 ans] :

[© ChL]

“signalement : Cheveux et sourcils noirs; Yeux jaunes; Front découvert; Nez petit; Bouche petite; Menton rond; Visage ovale; Taille 1m57″


- l’homme dans la force de l’âge

- l’homme dans sa maturité

*

*          *

Un dossier médical chargé

L’homme est donc de petite taille (1m57).

Dans son enfance, Marie Camille Lomon est à plusieurs époques pénalisé par son état de santé. Adulte, bien que jugé vigoureux et de bonne constitution, l’homme sera souvent affecté par la maladie et connaîtra plusieurs hospitalisations comme l’indiquent Maurice Lomon ou le Dossier Militaire :]

- [Au] Collège de Langres où il se décide à entrer en 4ème moderne le 1er octobre 1896. Il y est interne. Un mois après une grave scarlatine stoppait un excellent départ et, un an après, en 3ème moderne, une angine phlegmoneuse et un état général déficient le contraignent à quitter l’enseignement secondaire avec le certificat d’études du 1er cycle et après avoir subi avec succès l’examen d’entrée à l’Ecole Forestière des Barres (Ecole Nationale de Sylviculture) à Nogent-sur-Vernisson (Loiret).

- Blessé en août 1914, il entre à l’hôpital auxiliaire numéro 8 à Autun le 26 août 1914. Sorti le 16 novembre et évacué sur le dépôt de convalescents d’Autun puis sur celui du château de Bizy (Nièvre) et rejoint son dépôt à Corlée le 16 février 1915.

- Évacué sur l’hôpital d’armée n° 1 à Saint-Nicolas de Port (peste) le 13 octobre 1918.

- Évacué sur l’hôpital militaire Sédillot à Nancy le 24 février 1940, sorti le 12 mars 1940 et part en convalescence un mois à Neufchâteau.

- Entré à l’hôpital complémentaire du Collège de Garçons de Neufchâteau pour hypertension le 12/04/1940. Sorti de l’hôpital le 24 avril avec un congé de convalescence de 30 jours.

[© ChL]

[La blessure au pied de Marie Camille Lomon fera l'objet d'une expertise en 1933 et ouvrira droit à une pension d'invalidité]

- Certificat d’expertise médicale (Révision pour aggravation) en date du 15 septembre 1933
délivré par le Dr Marc Barthélémy, Professeur agrégé de chirurgie à la Faculté de Médecine, Médecin surexpert

Séquelle de blessure par éclat d’obus de la région tarso-métatarsienne externe du pied droit…

L’extosose plantaire est la principale cause des troubles fonctionnels. Elle existe sans modification depuis 1919, telle que l’indique une radiographie de cette époque. Aucun changement n’est survenu depuis cette date. [souligné dans le texte, NDLR]

[extrait du rapport médical, © ChL]

En conséquence, estimons :
1. que le degré d’invalidité en peut être évalué à …. 20%

3. Nécessitent : le maintien en activité

[De l'enfant fragile et de l'officier blessé au front à  l'homme vieillissant naturellement, il se passera tout de même ... 80 ans ... (1880-1960). Et une mort par arrêt du cœur, lors d'une balade... Pas si mal!]

*

*          *

[- Son profil psychologique "officiel", tel que consigné dans son dossier militaire, pourrait tenir en trois mots : "dévoué, ingénieux, énergique."

mais aussi discret et sans histoire ("Affaires auxquelles l’officier a pris part : [vierge fait apparaître le dossier, nous ne sommes jamais que quelques années après l'affaire Dreyfus, NDLR]“)

Les années spinaliennes (1922-1934)

Filed under: Les années spinaliennes (1922-1934) — chrislomon @ 10:58

Par suite de la relève des officiers de l’EM A.F.R prescrite par le Maréchal Pétain, il est détaché à l’EM de la 11ème [13e ? NDLR ] Division d’Infanterie à Epinal, à compter du 3 mars 1922 et maintenu sur place pour assurer la liquidation de cette Division appelée à occuper la Ruhr.

Note 1922 : « Très bon officier d’E-M., expérimenté, le Capitaine Lomon possède les aptitudes voulues pour s’occuper plus spécialement des questions afférentes au 1er Bureau et s’acquitte de ses fonctions avec un zèe et une compétence dignes d’éloges. Nature calme, caractère franc, excellent officier, tout à fait apte à être nommé Chef de bataillon.» le 16 septembre 1922. Le Commandant Dutrein, Chef de Bataillon de la 13e Division

Affecté au 149e R.I. à Epinal par D.M. du 8 décembre 1922.

Instructeur, Service de la P.M.S. à partir du 1er septembre 1923 (Décision du Gal Cdt le 20e C.A.)

Note : [...]« Travailleur méthodique et consciencieux, il a une intelligence très vive.» Epinal, le 12 septembre 1923 Le chef de bataillon Jougnac commandant la portion centrale du 149e

Affecté provisoirement au 27e Régiment de Tirailleurs Algériens à Epinal à compter du 15 novembre 1923 et détaché en qualité de Directeur du Centre de Préparation Militaire supérieure et d’Instruction des Officiers de Réserve du Département des Vosges, créé à Epinal, moins l’arrondissement de Neufchâteau.

[insigne du 27e RTA : on peut lire en arabe : "sans peur et sans pitié"]

Affecté au 17e RTA, Epinal, à compter du 1.1.1924 (J.O. du 6.1.1924)

[Photographie du Dossier Militaire. © ChL]



Désigné pour occuper l’emploi d’instructeur au cadre permanent de la P.M.S. et de l’I.O.R. (service)

[Photo datée de mai 1926. Terrain de manoeuvre de la Vierge]

Affecté à l’E.M. particulier de l’Infanterie et chargé des contrôles du Corps en date du 1er décembre 1928

Classé à titre permanent au service de la P.M.S. et de l’I.O.R. par D.M. du 21 novembre 1928 (J.O. du 25.11.28)

Promu Chef de Bataillon par décret du 21 décembre 1929 [Il est proposé à ce grade pour la première fois en 1922, comme l'indique la note de 1922 (voir ci-dessus). Pourquoi aura-t-il fallu qu'il attende 11 ans pour être promu ? NDLR] (J.O. du 29.12.1929) pour prendre rang du 24 décembre 1929.

Affecté au 21e R.T.A. (Major) prendra ses fonctions au départ du titulaire. D.M. du 7.8.1933, J.O. du 10.8.1933

Proposé pour le maintien en activité et pension définitive de 20% par la Commission de Réforme de Nancy 15.9.1933 pour séquelle de blessure.

Par D.M. du 13 novembre 1933 est admis à la retraite et rayé des contrôles de l’armée active (J.O. du 15.11.33)

Se retire provisoirement à Epinal, 15 rue de Nancy.

Rayé des contrôles du 21 R.T.A. le 16 novembre 1933.

Par décret du 14.2.1934 est nommé dans la Réserve de l’Infanterie au grade de Chef de Bataillon à dater de sa radiation des contrôles de l’armée active et par décision du même jour est affecté au Centre de Mobilisation d’Infanterie No 205 (J.O. No 43 des 19 et 20.2.1934, page 1706)

Chef de bataillon de Réserve le 15/8/1933

Note 1922 : « Très bon officier d’E-M., expérimenté, le Capitaine Lomon possède les aptitudes voulues pour s’occuper plus spécialement des questions afférentes au 1er Bureau et s’acquitte de ses fonctions avec un zèle et une compétence dignes d’éloges. Nature calme, caractère franc, excellent officier, tout à fait apte à être nommé Chef de bataillon.» le 16 septembre 1922. Le Commandant Dutrein, Chef de Bataillon de la 13e Division

Maintenu dans les cadres et sur sa demande et de droit par application de l’article 11 de la loi du 8.1.1925

L’Officier en Allemagne occupée (1918-1922)

Filed under: Armée d'occupation — chrislomon @ 10:33

En occupation en Rhénanie (Palatinat) à compter du 2 décembre 1918, Q.G.A Landau.

Affecté à l’EM de l’armée du Rhin, 4ème Bureau, le 12 octobre 1919 et maintenu dans ses fonctions à Spire.

1919. Dirige l’office du Ravitaillement du Palatinat et y obtient d’excellents résultats.

Détaché de l’EMA à Spire, siège du gouvernement provincial bavarois, en qualité de Chef de ravitaillement des populations civiles du Palatinat à compter du 13 mars 1919.

[© ChL]

Note : 1919 «Très bon officier à tous égards. Fort intelligent. Très actif. Très zélé. A dirigé pendant plusieurs mois le ravitaillement du Palatinat et y a obtenu de très bons résultats. Vient de passer sous mes ordres directs. Doit y donner toutes satisfactions comme auparavant.» signé Colonel de Metz


[en tenue de cavalier, bottes et cravache © ChL]

Puis 1920 : «Beaucoup d’initiative, de clarté d’esprit, de rapidité de conception . Très bonne rédaction. A contribué plus que personne à solutionner au mieux les très réelles difficultés qui se sont présentées, voulant tirer au clair une situation de fait des plus obscures et voulant obtenir en haut lieu les appuis nécessaires. En résumé, excellent officier à tous égards qui rendra certainement de très réels services à l’Etat-Major de l’Armée du Rhin où il vient d’être affecté.» signé Colonel de Metz, Spire, le 29 mai 1920

L’officier d’État-Major (1915-1918)

Filed under: L'Officier d'Etat-Major (1915-1918) — chrislomon @ 7:25

Promu Capitaine par décret du 2 juillet 1915 (J.O. du 3 juillet 1915), il est détaché à l’État-Major de l’Armée de Lorraine, Q.G.A. à Saint-Nicolas puis à Tantonville.

Nommé Trésorier au corps par D.M. en date du 2 juillet 1915 (J.O. du 6 juillet 1915)

Détaché à l’E.M. de la (nouvelle) VIIIe armée, Q.G.A à Tantonville puis à Flavigny-sur-Moselle.

[Ordre de service N° 4450 -6/11. Le Minsitère de la Guerre informe M. Lomon, Capitaine au 31e BCP qu'il est détaché à l'Etat-Major du détachement d'Armée de Lorraine (Section du Courrier)... M. le Capitaine Lomon se rendra à son poste, dans le plus bref délai possible, par la gare régulatrice de Gray. Cette lettre lui servira de titre dans l'exercice de ses fonctions. Paris, le 10 juillet 1916].

 

Evacué sur l’hôpital d’armée n° 1 à Saint-Nicolas du Port (peste) le 13 octobre 1918.

 

Sorti le 30 octobre et parti à cette date en convalescence à Goncourt, qu’il quitte le 11 novembre 1918 (armistice) pour rejoindre en toute hâte l’EMA VIII qui se porte sur le Rhin avec ses grandes unités, par Saverne (du 18 au 23 novembre) et Haguenau (du 24 novembre au 1er décembre 1918).

 

Capitaine 1 an, 1 mois, 8 jours

Détaché à l’État-Major du Détachement d’armée de Lorraine (section du courrier) par D.M.  du 10 juillet 1916
Parti le 9 juillet 1916.


Note 1917 : «Officier sérieux, modeste, mais qui fait d’excellente besogne au 1er Bureau où il est employé. Signé le Chef d’État-Major de la 8e Armée, [Augustin Gérard?] le 4.1.1917

État-Major de la VIIIe armée

«Affecté au 4e Bureau de l’État-Major (section des transports) le Capitaine Lomon s’est bien mis au courant de ce nouveau service dont il est un des rouages importants. Jeune officier digne de toute estime. Qui a fait ses preuves au combat et s’emploie très utilement dans le service d’E-M avec un dévouement absolu. Travailleur, sérieux, modeste et méritant.» 27/12/17 signé : Le chef d’E-M, E Dumars ?

Note 1918 « Excellent officier a tous points de vue. Chargé du service des transports au 4e Bureau de l’EMA. S’acquitte de ces fonctions avec un zèle et une compétence remarquables. Obtient d’excellents résultats.» 18/11/1918, signé le Chef d’E-M. A8, Douchy ?

Une guerre courte, une blessure lancinante. Août 1914- 1915

Une guerre courte mais violente.

Moins d’un mois après la mobilisation générale, sonnée au tocsin dans toute la France, Marie Camille Lomon n’est plus en état physique de se battre. Ces quelques semaines de combats auront cependant suffi pour montrer les qualités de l’homme au front. Sa réputation et ses faits d’armes le suivront tout au long de sa carrière

[Détail du JMO 26 N 826/24 relatant la Bataille de Pexonne et la blessure du Lieutenant Lomon. On peut lire : "24 août. Le Bataillon passe à Badonviller et organise la ligne de défense à la lisière de forêt à l'ouest de Badonviller : 3 Compagnies sur le front, 3 en réserve. Une contre-attaque avec les 3 Compagnies de réserve pour reprendre le couloir entre Saint-Maurice et Saint-Paul échoue. Le Lt Mortagne est tué, le Lt Lomon blessé, le Lt Wedly blessé, une centaine de chasseurs tués ou blessés. Le Bataillon est exténué"] © ChL.

[Bulletin de décès du Lieutenant Mortagne]


[plaque d'identification de l'officier Lomon, © Max Lomon]

 

Une Blessure lancinante

Blessé le 23 août 1914 au combat de Pexonne, pied droit écrasé par un éclat d’obus, évacué et entré à l’hôpital auxiliaire numéro 8 à Autun le 26 août 1914. Sorti le 16 novembre et évacué sur le dépôt de convalescents d’Autun puis sur celui du château de Bizy (Nièvre) et rejoint son dépôt à Corlée le 16 février 1915.

[Note 1915 : «Toujours en traitement à l’hopital d’Autun (pied fracassé) ne pourra sans doute de longtemps reprendre sa place. Proposé pour chevalier de la légion d’honneur. Officier sérieux, modeste, qui fait d’excellente besogne". Noeux les mines 14/02/1915, signature peu lisible.]

Entré à l’hôpital de Bourbonne-les-Bains, le 1er avril 1915, sorti le 4 juin suivant et, dans sa situation d’inapte au service actif, doit accepter de prendre les fonctions de trésorier et chef des services annexes.

*

*          *

 

Le jeune officier (1907-1914)

Filed under: Non classé — chrislomon @ 6:09
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79 R.I.

[détail : 20e Corps d'armée, 11e division, 22e brigade, 79e régiment d'Infanterie]

Sous-lieutenant, 1er avril 1907, 2 ans

Lieutenant, 1er avril 1909, 4 ans, trois mois, 8 jours

Note du feuillet du personnel, 1913
«1er semestre. Continue à montrer les mêmes qualités d’intelligence et d’allant. Très bon instructeur. Commande depuis quelques temps la 2e section de mitrailleuses et donne toute satisfaction dans ce rôle. En résumé, officier de choix» Vaney, le 5/4/1913 Le Lt Col. du 79e R.I. signé Bournevile


31 BCP
par Décision Ministérielle du 9 juillet 1913. Rayé des contrôles du corps le 25 juillet 1913

Note du feuillet du personnel 1913
«venu du 79e, s’est mis très rapidement au courant du service dans sa compagnie et a de suite été apprécié. [...?] Intelligent, très vigoureux, énergique, commande avec calme et fermeté.» Camp de Corcieux le 27/09/1913 signé L.hennequin [Chef de Bataillon].

Lieutenant, 9 juillet 1913, 1 an, 11 mois, 23 jours

Résumé des notes 1913 : «S’est fait très vite apprécier comme un très bon officier se consacrant tout entier à ses devoirs, fanatique du métier, excellent instructeur. Présente des aptitudes particulières pour les travaux qui demandent de l’ingéniosité (passage de cours d’eau, travaux de campagne etc.)»

Notes 1914, 1er semestre : «Chargé de l’instruction des réserves de la Classe 1912, a obtenu d’excellents résultats. S’occupe avec beaucoup de soin de tous les détails de la Compagnie. Montre de réelles qualités de commandement et d’organisation. A de l’initiative, du jugement et de la méthode. Parfois auxiliaire pour son capitaine Camp de Corcieux.» 07/04/1914. signé Lhennequin.

Le soldat du rang et le sous-officier

Filed under: Le soldat de rang et le sous-officier — chrislomon @ 5:30
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[Engagé volontaire pour 3 ans le 15 octobre 1900. Incorporé à compter du 15 octobre 1900 comme engagé volontaire pour 3 ans à la mairie de Langres.

Classe de recrutement 1900 de mobilisation 1899 de la subdivision de Langres (Haute-Marne), No 1 du tirage dans le canton de Montigny. Registre matricule 1185.

122e R.I. Montpellier

Solde 2e classe, 17 octobre 1900, 6 mois 6 jours
Caporal, 21 avril 1901, 8 mois 29 jours

[Caporal. 122e R.I. Septembre 1901 © ChL]

Sergent-fourrier 20 janvier 1902, 10 mois 1 jour
Sergent 21 novembre 1902, 3 ans, 4 mois, 11 jours

Rengagé pour deux ans le 20 août 1903 à compter du 15 octobre 1903. Rengagé pour trois ans le 13 octobre 1905 à compter du 15 octobre 1905

École Militaire d’Infanterie de sous-officier,

Élève officier, 2 avril 1906, 11 mois, 29 jours
Sorti de Saint-Maixent 82 sur 191 au classement avec de bonnes notes.]

12/11/2009

enfin…

Filed under: 31e BCP,Armée d'occupation — chrislomon @ 1:30

Il n’y a plus de vétéran allemand,

Il n’y a plus de vétéran français,

Ce onze-novembre deux-mille-neuf, je me trouve, presque par hasard, à Cologne/ Köln-am-Rhein,  alors que la BundesKanzlerin, Angela Merkel, est à Paris pour célébrer la réconciliation de ces deux nations prétendues ennemies…

Il n’y a plus que des dizaines de millions de victimes et UNE volonté de dépasser cet épisode…

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