Marie Camille Lomon et le 31e BCP

05/12/2008

Histoire et Organisation d’un Bataillon de Chasseurs

Classé dans : les Chasseurs à pied — chrislomon @ 9:51
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Historique
L’origine des bataillons de Chasseurs remonte au Duc d’Orléans (fils aîné de Louis Philippe) qui fonde en 1837 une ”compagnie de Chasseurs d’essai” dans le but de tester non seulement le nouveau fusil rayé, mais aussi l’efficacité d’une troupe très mobile et spécialement instruite au tir.

L’année suivante, le 14 novembre 1838, l’expérience est étendue à un bataillon complet avec la création du ”bataillon provisoire de Chasseurs à pied”. Le 28 août 1839 ce bataillon change de nom et devient le ”bataillon de Tirailleurs”, un nom qu’il conservera jusqu’au 28 septembre 1840, date à laquelle, le Duc d’Orléans est chargé de la formation et de l’organisation des dix premiers ”bataillons de Chasseurs à pied”.

En 1853, l’armée française compte 20 bataillons de Chasseurs, après la guerre de 1870 ils sont au nombre de 30.

A partir de 1879 certains bataillons sont détachés dans les Alpes pour être entraînés à la guerre en montagne. Une expérience qui conduit quelque années plus tard à la création d’un corps spécial de montagne. Douze bataillons spécialisés prennent en janvier 1889 le nom de ”bataillons alpins de Chasseurs à pied” qui deviendra par la suite ” bataillons de Chasseurs alpins”.

Composition des bataillons de Chasseurs de l’armée d’active en 1914

Le Bataillon de Chasseurs à pied comprend six compagnies de 250 hommes, une section hors- rang et une section de mitrailleuses soit un effectif d’environ 30 officiers et 1700 hommes. A noter que l’effectif réglementaire des bataillons de chasseurs alpins était de 32 officiers et 1550 hommes.

Le bataillon est commandé par un chef de bataillon (commandant)

Chaque compagnie est commandée par un capitaine, elle est divisée en 4 sections. Son effectif comprend: le capitaine, 3 lieutenants, un sous-lieutenant ou un adjudant-chef, 1 adjudant, 1 sergent-major, 1 sergent fourrier, 8 sergents, 1 caporal fourrier, 16 caporaux, 2 tambours, 2 clairons, 1 infirmier, 4 brancardiers, 1 tailleur, 1 cordonnier, 1 cycliste, 3 conducteurs et 210 soldats.

La section se décompose en 2 demi-sections ou 4 escouades (environ 65 fusils), elle est commandée par un lieutenant ( ou un sous-lieutenant, ou un adjudant )

La section de mitrailleuses se compose d’un officier, d’un sergent, de 4 caporaux, 24 soldats, 13 chevaux et une voiture. Dans les bataillons alpins les soldats sont au nombre de 28 et les chevaux sont replacés par 15 mulets de bât.

L’escouade: 15 soldats groupés sous le commandement d’un caporal forment une escouade.

La section hors-rang comprend des artificiers, armuriers, secrétaires, ordonnances, sous-officiers d’approvisionnement, maréchaux-ferrants, bouchers et conducteurs.

 

Source information :  Pages 14-18 adrian3

 

Un commentaire »

  1. Un coup de chapeau à tous ceux qui ont effectué cet excellent travail de recherche sur votre grand-père, élite de nos officiers,qui a donné beaucoup de lui-même pour notre liberté. Bien sûr, lui aurait dit qu’il n’avait fait que son devoir! C’est aussi sa grandeur. Petit-fils d’un “poilu” de la Marne et de la bataille de Verdun, blessé quatre fois, ayant eu la chance de faire des pélerinages avec mon héros sur les champs de bataille dans ma jeunesse, nous ne pouvons oublier et rester insensibles devant ce qu’ils ont tous accompli. Nous nous devons, et vous le faites très bien, de continuer à les honorer, ne serait-ce que par la mémoire, car, tant que la mémoire reste, on ne disparait pas. Félicitations.

    Commentaire par DEPRET — 26/06/2009 @ 5:10 | Répondre


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